
Bonjour,
Reconnaissant d’être encore de la partie pour partager mon expérience des sucres avec vous, je dois dire que j’ai appris, cette année, à apprécier ce que la nature donne sans attente.
La saison des sucres 2008 a été remplie de surprises. Nous avons d’abord enregistré un record de neige au sol de plus de 450 cm. À cette période, nous pouvions nous attendre à une longue saison. Par contre, dame Nature en avait décidé tout autrement. La température hivernale s’est prolongée jusqu’au début d’avril, pour finalement laisser la place à un réchauffement, qui est apparu aux alentours du 4 avril. Il était alors déjà un peu tard, lorsqu’on sait que le printemps commence normalement le 21 mars.
Les premières coulées d’eau d’érable, qui avaient débuté très timidement vers le 5 avril, se sont poursuivies pendant trois journées assez profitables, soit les 13, 14 et 15 avril. Hélas, c’était déjà la fin en raison de températures trop élevées, qui avaient duré trop longtemps. Résultat : les érables ont commencé leur fleuraison, et la majorité des producteurs acéricoles du Québec ont connu une maigre récolte, soit de moins de 50 % comparativement aux années passées.
La réserve de sirop d’érable de la Fédération des producteurs acéricoles du Québec étant actuellement à son plus bas, il est impossible de répondre à la demande. En conséquence, une hausse des prix du sirop de plus de 25 % s’est fait remarquer cette année.
Plusieurs producteurs ont donc décidé de conserver leur sirop pour faire monter les prix. Ils attendront à l’automne prochain afin de vendre leur sirop quand la réserve de la Fédération sera complètement épuisée. Les acheteurs payeront alors des prix très élevés, ce qui explique la hausse des prix de mon sirop d’érable pour la cuvée 2008.
Je vous souhaite un bel été à tous, et au plaisir de vous rencontrer.
Traditionnellement vôtre,
René Turmel,
The Maple man